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(S. Cou | 2011.10.24 12:39

   
 

 
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Le coréen et les Coréens
 
 
 
Récemment encore, on ne pouvait introduire la Corée quen citant la Chine ou le Japon. Par exemple, pour expliquer ce quest le soju, les traducteurs devaient écrire en bas de page « sorte de saké », hanbok « sorte de kimono », gisaeng « sorte de geisha » etc. Les Coréens seraient-ils alors « des sortes de Japonais » ? Cest ce que jai entendu de la bouche même des traducteurs ne cachant plus leur sarcasme.  
 
  
 
Mais en lespace de quelques années à peine, de nombreux changements se sont accomplis.
 
 
 
Jen veux pour preuve cette anecdote. Par lintermédiaire de mon fils de cinq ans, je côtoie naturellement les autres parents de lécole. Ce qui me surprend cest que la plupart dentre eux connaît le bibimpap : « Moi, le bibimpap jadore ! » mont-ils confié non sans fierté, comme sil sagissait dun met quil faut absolument avoir goûtée dans sa vie dhomme civilisé moderne.
 
 
 
Il y a plusieurs années, je me souviens avoir invité mon meilleur ami à goûter un bon bibimpap dans un restaurant coréen. Sans savoir comment le consommer, il prenait soin denfourcher chaque ingrédient séparément. Quand jy repense, le monde a bien changé depuis. Qui aurait imaginé autant de fans de bibimpap aujourdhui dans mon entourage ?
 
 
 
Quen est-t-il de la langue coréenne ? Jusquà présent, une langue « rare » en France comme le coréen était bien pratique pour partager des secrets en public mais aujourdhui, il faudrait plutôt retenir sa langue vu le nombre dapprenants en coréen.
 
Il y a bien longtemps, dans les toilettes dun restaurant coréen à Paris, jai été surpris par une succession de « toc, toc » « toc, toc » à la porte. Cétait la première fois que je réalisais quon pouvait ainsi frapper à la porte des toilettes. A ma sortie, simpatientait déjà une longue queue de touristes coréens à peine descendus du bus.
 
 
 
Lun dentre eux, me fixant du regard, marmonnait lentement en coréen : « sale type, sale type ! » Il navait sans doute pas apprécié que le sale type en question ait pris son temps alors quon lempressait de faire vite. Je pris alors mon temps et, une fois mes mains soigneusement lavées, je mapprochai de lui pour le fixer à mon tour du regard en imitant la voix dun esprit maléfique coréen : « Ajossi, tous les Français parlent coréen, faites attention à votre parole ! » Tétanisé par cette parole en coréen, il désigna son voisin comme responsable, ne sachant où se mettre.
 
 
 
Avant dêtre victime de son « anachronisme », cet homme aurait crû que seuls les Coréens parlent coréen à cette époque ?
 
 
 
La langue nest pas seulement un moyen de communication, elle possède également une fonction identitaire. On a beau maîtriser parfaitement les langues étrangères, on finit par perdre une part de son identité en négligeant peu à peu sa langue maternelle. Parler de culture coréenne sans aborder la question de la langue est inconcevable. La culture coréenne sest formée par des Coréens qui organisent leur pensé et lexpriment en langue coréenne.
 
 
Avec la vague Hallyu, on vit aujourdhui à lépoque où le soju est désigné par le terme de soju, hanbok comme hanbok, les Coréens sont les Coréens. Les acteurs de ce phénomène, les Coréens eux-mêmes, ont de quoi être fiers. Surtout en matière de langue : la leur nest plus « wulimal », c'est-à-dire « la langue exclusive des Coréens » mais accèdent peu à peu au statut de langue de communication internationale. En tout cas, cest le rêve que beaucoup caressent.
 
 
   
 
Le coréen et les Coréens
 
 
 
Récemment encore, on ne pouvait introduire la Corée quen citant la Chine ou le Japon. Par exemple, pour expliquer ce quest le soju, les traducteurs devaient écrire en bas de page « sorte de saké », hanbok « sorte de kimono », gisaeng « sorte de geisha » etc. Les Coréens seraient-ils alors « des sortes de Japonais » ? Cest ce que jai entendu de la bouche même des traducteurs ne cachant plus leur sarcasme.  
 
  
 
Mais en lespace de quelques années à peine, de nombreux changements se sont accomplis.
 
 
 
Jen veux pour preuve cette anecdote. Par lintermédiaire de mon fils de cinq ans, je côtoie naturellement les autres parents de lécole. Ce qui me surprend cest que la plupart dentre eux connaît le bibimpap : « Moi, le bibimpap jadore ! » mont-ils confié non sans fierté, comme sil sagissait dun met quil faut absolument avoir goûtée dans sa vie dhomme civilisé moderne.
 
 
 
Il y a plusieurs années, je me souviens avoir invité mon meilleur ami à goûter un bon bibimpap dans un restaurant coréen. Sans savoir comment le consommer, il prenait soin denfourcher chaque ingrédient séparément. Quand jy repense, le monde a bien changé depuis. Qui aurait imaginé autant de fans de bibimpap aujourdhui dans mon entourage ?
 
 
 
Quen est-t-il de la langue coréenne ? Jusquà présent, une langue « rare » en France comme le coréen était bien pratique pour partager des secrets en public mais aujourdhui, il faudrait plutôt retenir sa langue vu le nombre dapprenants en coréen.
 
Il y a bien longtemps, dans les toilettes dun restaurant coréen à Paris, jai été surpris par une succession de « toc, toc » « toc, toc » à la porte. Cétait la première fois que je réalisais quon pouvait ainsi frapper à la porte des toilettes. A ma sortie, simpatientait déjà une longue queue de touristes coréens à peine descendus du bus.
 
 
 
Lun dentre eux, me fixant du regard, marmonnait lentement en coréen : « sale type, sale type ! » Il navait sans doute pas apprécié que le sale type en question ait pris son temps alors quon lempressait de faire vite. Je pris alors mon temps et, une fois mes mains soigneusement lavées, je mapprochai de lui pour le fixer à mon tour du regard en imitant la voix dun esprit maléfique coréen : « Ajossi, tous les Français parlent coréen, faites attention à votre parole ! » Tétanisé par cette parole en coréen, il désigna son voisin comme responsable, ne sachant où se mettre.
 
 
 
Avant dêtre victime de son « anachronisme », cet homme aurait crû que seuls les Coréens parlent coréen à cette époque ?
 
 
 
La langue nest pas seulement un moyen de communication, elle possède également une fonction identitaire. On a beau maîtriser parfaitement les langues étrangères, on finit par perdre une part de son identité en négligeant peu à peu sa langue maternelle. Parler de culture coréenne sans aborder la question de la langue est inconcevable. La culture coréenne sest formée par des Coréens qui organisent leur pensé et lexpriment en langue coréenne.
 
 
Avec la vague Hallyu, on vit aujourdhui à lépoque où le soju est désigné par le terme de soju, hanbok comme hanbok, les Coréens sont les Coréens. Les acteurs de ce phénomène, les Coréens eux-mêmes, ont de quoi être fiers. Surtout en matière de langue : la leur nest plus « wulimal », c'est-à-dire « la langue exclusive des Coréens » mais accèdent peu à peu au statut de langue de communication internationale. En tout cas, cest le rêve que beaucoup caressent.
 
 
   
 

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